Les Nouvelles de Chatardland du mercredi 12 octobre 2022
On remarque des choses intéressantes quand on fait sa petite revue de presse. Tenez, aujourd’hui, Libération et Aujourd’hui en France ont la même une, la même photo. Mais pas la même façon de présenter les choses, juste une petite nuance. La photographie, qui n’a rien d’extraordinaire, représente des silhouettes anonymes, presque sombres de grévistes étiquetés CGT faisant le piquet dans des fumigènes rougeâtres. Tout un symbole d’urgence, de gravité et de chaos annoncé. Pour Libé, c’est la tension, avec leur inévitable jeu de mot, « le plein de tensions », l’essence, vous l’avez ? C’est déjà une couverture qui fait frémir, une menace. Le Parisien-Aujourd’hui, dans sa défense de l’ordre établi en bon chien-chien de garde, titre « qui sont les extrémistes de la grève », une sorte de pointage de doigt, la perpétuation d’une tradition bien française de délation, désigner qui il faut conspuer voire attaquer au nom de la religion du réservoir et de la bagnole. Dans les pages, on soutient le « courage » de la première ministre Borne qui met en place « la réquisition des salariés » pour faire repartir les raffineries. Un concept autoritaire et bien dégueulasse qui ne donne aucun doute sur le camp du pouvoir en place…
A Nantes, les proprios ne parlent que de ça. La taxe foncière augmente de plus de 10 %. Ca fait couler beaucoup d’encre, de témoignages déchirants de retraités propriétaires au bout du rouleau. La presse écrite brosse dans le sens du poil ce lectorat bien spécifique. A noter que la taxe en question à Nantes n’avait pas bougé depuis 2009. Je dis ça…
Dans la rubrique balec, la tartiflette est désormais interdite au marché de Noël de Strasbourg. Scandale ! Ce ne serait pas assez strasbourgeois…
Une interview de Jamie Lee Curtis pour la sortie du dernier volet de la nouvelle trilogie de la Nuit des Masques, « Halloween ends ». Ce sera sa dernière incarnation de Laurie Strode annonce-t-elle. La fille de Tony Curtis et de Janet Leigh a 63 ans et c’est tout un symbole cet adieu à ce personnage qui a lancé sa carrière grâce au grand John Carpenter. Dans l’entretien, une anecdote bien marrante sur le tournage de « Un Poisson nommé Wanda » où elle avait distribué des brosses à dents à tous ses partenaires puisqu’elle devait tous les embrasser à un moment donné dans le scénario de ce très bon film.
Enfin dans le Spirou de la semaine, l’épisode de « L’Animal de Humboldt » est toujours aussi bien. C’est une relance de l’histoire du Marsupilami au XIXème siècle puis dans les années 1930. C’est très bon, de belles planches, scénario solide avec de belles références et clins d’oeil, et un marsupilami superbe et mystérieux. C’est signé Flix, dessin et histoire. Du beau boulot.



Commentaires