Episode 4 La scène du prégénérique en dit long et appuie les premières analyses exposées auparavant. L’un des flics essaie de faire passer un bureau à travers l’encadrement d’une porte. Seul, il est coincé. Petit à petit, au fil des arrivées des personnages, ils viennent l’aider, depuis l’intérieur ou de l’extérieur. On comprend qu’on ne se sort d’une situation apparemment mal barrée qu’avec un effort collectif. Le collectif, aussi instable soit-il, reste le maître mot de cette série pour tenter au moins de faire quelque chose. Même le chef se retrousse les manches pour aider. Belle symbolique pour montrer que l’esprit d’équipe commence à naître dans cette division provisoire et hybride. Mais la scène est plutôt comique surtout sous le regard amusée de Freamon qui, lui, ne bouge pas le petit doigt. Car, en effet, ça ne peut pas fonctionner : certains pensent faire entrer le bureau tandis les autres veulent le sortir. L’esprit d’équipe soudée, d’accord...
Episode 1 C’est la première scène. En pré-générique. C’est l’introduction. Effet de captation, de réel. Une scène anodine comme ça. Et pourtant beaucoup de clés y seront données. Du sang sur le bitume, un cadavre étendu, frais, dans la rue. Une rue de Baltimore. Les lumières rouges et bleues des gyrophares de la police apparaissent et disparaissent sur toute la scène du crime. Un homme a été tué et nous connaissons par coeur la scène qui se joue. Habitués que nous sommes des polars, des séries policières. Il y a un dialogue que nous saisissons en cours de route. C’est un flic et un témoin, peut-être suspect. On est habitués à ce que le coupable à la fin de l’épisode soit en fait celui qu’on soupçonnait le moins. Alors on soupçonne maintenant systématiquement le témoin même (et surtout) le plus coopératif… Mais là, c’est différent. Le dialogue a lieu dans la rue, direct à la source, dans l’immédiateté du crime. Le flic et le témoin discutent à la cool. On est pas au poste,...
The Wire – Sur écoute – Saison 2 – épisode 3 Titre : « Dose mortelle » (Hot Shots) Dans ce pré-générique (ou cold open), on apprécie aussi la réalisation inspirée et techniquement audacieuse. The Wire n’est pas qu’une simple captation dans le style documentaire à la recherche d’un naturalisme froid. Il y a aussi de nombreuses scènes où la mise en scène et les prouesses de réalisation sont présentes. Ainsi dans cette scène de braquage de dealer (Darnell) avec Omar et des femmes bad ass, tout est dans un plan séquence en balancement. Les scènes d’action offrent à la série ce genre de défi technique de qualité sans en faire des tonnes. Pour ce qui est de l’histoire, Omar est toujours impliqué dans sa folle mission contre les trafiquants et va même recruter, plus tard dans l’épisode, ces téméraires nanas. Le gang d’Omar est la vengeance des opprimés et des parias : le justicier gay du ghetto rejoint par des femmes loin des stéréotypes de quartier (mère ou putain…)....
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