La lutte des classes continue, ne baissons pas la garde !

Quand on évoque cette lutte, on est catalogué, méprisé, fiché même peut-être...
Pourtant, elle n'a jamais cessé malgré les décennies d'endormissement par le divertissement et de reportages genre "vive les riches".
Pour preuve, c'est le camp adverse qui se dévoile dans ce combat qui a toujours continué. Dans cette citation qui fait le point de départ de l'excellent dernier bouquin de François Ruffin "la Guerre des classes" (Fayard), celle d'une des premières fortunes mondiales, Warren Buffett il y a deux ou trois ans :
"La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter."



A bien la lire, on découvre que les riches admettent la lutte contre les exploités, les pauvres mais qu'en plus, les fortunés la mènent, lancent les attaques.
Il suffit de faire le bilan du gouvernement en cours pour constater les multiples coups, attaques envoyés en rafales depuis 2007. Pour cela, se procurer au plus vite le livre "Le Président des riches" qui refait l'historique de toutes cette politique à sens unique.
Tout dernièrement encore, Copé fait le forcing sur la TVA sociale. Rien que le nom est une provocation, une indécence. Quoi de plus injuste et de moins progressif que cet impôt qui fait payer tout le monde la même taxe sur tous les prix et surtout sur ceux indispensables de la bouffe... Copé a son petit argumentaire bien néolibéral puisque cette taxe permettrait de faire disparaître des charges sociales sur le travail. Dans sa logique ce qui bloque l'économie française, c'est le coût du travail. Vieille rengaine qui en filigrane nous accuse d'être trop payés, d'avoir trop d'avantages... Ces mêmes "avantages" qui lors de la crise de 2008 étaient plutôt des "acquis" qui nous ont aidé à moins subir justement les conséquences désastreuses de cette récession mondiale. A peine sortis de cette crise dont les secousses continuent, alors qu'on a admis ses causes, eh bien, on y retourne avec cette idée lumineuse défendue par Copé. Gel des salaires, montée des prix par une TVA dégueulasse alors que ces prix augmentent déjà sans ça, du coup effondrement de la consommation et explosion des crédits des ménages. Une bulle à éclater prochaînement du type de celle des subprimes de la société américaine.
Ainsi vont les offensives des puissants et des ploutocrates. Manipulation des mots et bourrage de crâne. C'est dire l'importance du rôle des médias, les dominants, ceux détenus par ces mêmes puissants et ploutocrates. Les bouygues (TF1), Lagardère (Europe 1, Le Monde, etc.) Bolloré (Direct star, 8, matin, soir, etc.) Dassault (Figaro, etc.) et autres. Ces temps-ci, ils se livrent à une bataille immonde et indécente contre Mélenchon qui a osé critiquer le travail des journalistes bien dressés. La corporation des journaleux qui écoutent la voix de leur maître se lève alors pour écraser l'homme de gauche. Celui-ci renvoyait pourtant légitimement face à leur travail de merde le Poujadas ou un jeune apprenti racoleur. Mais pour stigmatiser odieusement Mélenchon, les moutons de Panurge des bergers tout puissants ont trouvé la critique facile et insultante. Plantu donne le top départ avec son dessin crétin et vengeur : Mélenchon = Le Pen.



Le caricaturiste de presse sans culture historique ni intelligence signe un de ses plus mauvais dessin. Comment peut-on faire ce raccourci crétin ? Les gens de gauche de gauche qui ont combattu en guerre d'Espagne, pendant la deuxième guerre mondiale, dans la résistance, etc. n'ont-ils pas existé ? Valaient-ils pas mieux que ceux qu'ils combattaient ? Et tous ceux qui ont combattu les colonialismes pour les libérations nationales, les indépendances ? Quelle régression intellectuelle ! Et de voir cette idée débile et dangereuse reprise par nombre de politiques et intellectuels dans les médias. Chez Ruquier par Zemmour et d'autres ou encore par Chantal Jouanno dans le Grand Journal. Cette dernière aquiesce en affirmant que les deux mettent une partie de la population du pays contre une autre... Incroyable ! A-t-elle seulement réfléchi aux actions du gouvernement dont elle fait partie ? C'est la spécialité du règne Sarkozy de stigmatiser des ethnies, des catégories, des corporations face au reste de la population.
Ils tentent de détruire la vraie gauche. Il y a aussi la technique du "populisme" qui ferme toutes les possibilités d'idée progressive. Cette stratégie est tout aussi ancienne. Ce sont eux qui choisissent quand on s'adresse au peuple lorsque l'on franchit la ligne entre le populaire et le populisme. C'est pratique comme argument. Quand tu deviens gênant, tu deviens populiste même si ce que tu dénonces ou exiges est légitime ou pertinent.
On atteint tout de même un summum en ce moment. On peut aussi lire tout ceci de façon presque positive en considérant que le système se raccroche à ses vieilles défenses tant il tremble. Mais dans tous les cas, la lutte n'a jamais autant nécessaire qu'en ces temps troublés, dans les têtes et les coeurs, sur le terrain. Debout les damnés, menons à notre tour des offensives...

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

The Wire - Saison 1 - Episode 04 & 05

The Wire - Saison 1 - épisodes 1,2 et 3

The Wire - Sur écoute - Saison 2 épisode 3 et 4