Y croire ou pas
Y croire ou pas.
Espérer jusqu'où.
Au Japon, qu'est-ce qu'espèrent les plus vieux, les anciens ?
26,1 % des vols à l'étalage sont commis par des 65 ans et plus. Ils sont démunis, n'ont plus rien à perdre. Plus rien à espérer ? A leur âge, beaucoup n'a trouvé comme seul moyen d'être pris en charge que de trouver un prétexte pour être jeté en prison. Leur espoir, au bout du compte, au bout de la vie, la cellule.
Les Français y ont cru en 2010. Hausse de 22% des dépenses dans les jeux, des paris aux grattages. Au final, un pactole que cet espoir fou qui part en fumée et qui représente en tout 26,3 milliards d'euros. Ils y croient quitte à vider leurs poches.
Dans la région, les Verts et Greenpeace y croient. Ils lancent une "guérilla juridique" contre la construction de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes dont les travaux démarrent en 2014. Réutilisation des moyens d'émancipation, au moins dans les mots, du Che, mais dans la légalité obéissante. Peuvent-ils vraiment y croire à cette victoire juridique face à l'armée d'avocats de Vinci (constructeur et futur proprio) et l'administration ? L'espoir fou dans la lutte docile...

Et comment y croire à Haïti ? Lorque les éléments, le sort, Dieu (?) semblent, tous, s'acharner ?
Croire en la lutte politique ? Il y a des injustices qui persistent même dans le drame naturel. Sur les habitations de la capitale, on a mis des tampons de couleurs sur les murs. Vert, c'est habitable. Orange, des travaux sont indispensables. Rouge, à détruire. Et plus on monte dans les quartiers riches, plus les murs sont tamponnés vert. L'inégalité persiste et même se renforce dans la catastrophe. On l'avait déjà vu à la Nouvelle-Orléans après le passage de l'ouragan Katrina...
Les Haïtiens croient-ils en la solution politique ? Non... Aux élections du 28 novembre 2010, 25% de participation. Cette présidentielle que d'autres avaient organisée pour eux et quand même maintenue en pleine épidémie de choléra. La maladie contagieuse ferait donc une pause pour les élections permettant au peuple de se réunir dans les bureaux de vote sans risque ? Les organisateurs et leurs bailleurs (gouvernement, ONG, USA, UE, etc.), eux, y croyaient, dur comme fer.
Alors, les Haïtiens se replient dans un nationalisme primaire que la peur a nourrit, a gavé. Et vers ces religions qui sont toutes arrivées très vite, trop vite sur l'île. Ou qui sont déjà là où la misère règne. Evangélistes, pentecôtistes, témoins de Jéhovah, adventistes du septième jour... Armée céleste au culte autoproclamé. Leur boulot : faire y croire. En ce culte de la résignation totale. En l'émotion après avoir détruit toute réflexion. Pour y croire, à Haïti, y'a plus que ça.

Et en Côte d'Ivoire, avec qui y croire ?
Bien sûr, le peuple veut y croire. Un nouveau président, un nouveau pays, un nouveau départ...
Alors Ouattara ? Celui qui fut directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI) et qui, ensuite, une fois premier ministre sous Houphouët-Boigny dans les années 1990, applica la recette escroquerie libérale du FMI, les fameux plans d'ajustement structurel à base de privatisations, de libre-échange, de destruction des services publics, etc. Les Ivoiriens n'ont pas du tout apprécié la potion.
Alors Gbagbo ? Celui qui prétend libérer le pays de l'emprise française post-coloniale mais qui, au pouvoir en 2003, concèda le port autonome d'Abidjan à Vincent Bolloré, ce même Bolloré qu'il nomma commandeur de l'ordre national ivoirien, qui organise des concerts avec le groupe Orange ou qui se lie avec Robert Bourgi le conseiller discret de Sarkozy pour la Françafrique...
Franchement, comment y croire ?
Espérer jusqu'où.
Au Japon, qu'est-ce qu'espèrent les plus vieux, les anciens ?
26,1 % des vols à l'étalage sont commis par des 65 ans et plus. Ils sont démunis, n'ont plus rien à perdre. Plus rien à espérer ? A leur âge, beaucoup n'a trouvé comme seul moyen d'être pris en charge que de trouver un prétexte pour être jeté en prison. Leur espoir, au bout du compte, au bout de la vie, la cellule.
Les Français y ont cru en 2010. Hausse de 22% des dépenses dans les jeux, des paris aux grattages. Au final, un pactole que cet espoir fou qui part en fumée et qui représente en tout 26,3 milliards d'euros. Ils y croient quitte à vider leurs poches.
Dans la région, les Verts et Greenpeace y croient. Ils lancent une "guérilla juridique" contre la construction de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes dont les travaux démarrent en 2014. Réutilisation des moyens d'émancipation, au moins dans les mots, du Che, mais dans la légalité obéissante. Peuvent-ils vraiment y croire à cette victoire juridique face à l'armée d'avocats de Vinci (constructeur et futur proprio) et l'administration ? L'espoir fou dans la lutte docile...

Et comment y croire à Haïti ? Lorque les éléments, le sort, Dieu (?) semblent, tous, s'acharner ?
Croire en la lutte politique ? Il y a des injustices qui persistent même dans le drame naturel. Sur les habitations de la capitale, on a mis des tampons de couleurs sur les murs. Vert, c'est habitable. Orange, des travaux sont indispensables. Rouge, à détruire. Et plus on monte dans les quartiers riches, plus les murs sont tamponnés vert. L'inégalité persiste et même se renforce dans la catastrophe. On l'avait déjà vu à la Nouvelle-Orléans après le passage de l'ouragan Katrina...
Les Haïtiens croient-ils en la solution politique ? Non... Aux élections du 28 novembre 2010, 25% de participation. Cette présidentielle que d'autres avaient organisée pour eux et quand même maintenue en pleine épidémie de choléra. La maladie contagieuse ferait donc une pause pour les élections permettant au peuple de se réunir dans les bureaux de vote sans risque ? Les organisateurs et leurs bailleurs (gouvernement, ONG, USA, UE, etc.), eux, y croyaient, dur comme fer.
Alors, les Haïtiens se replient dans un nationalisme primaire que la peur a nourrit, a gavé. Et vers ces religions qui sont toutes arrivées très vite, trop vite sur l'île. Ou qui sont déjà là où la misère règne. Evangélistes, pentecôtistes, témoins de Jéhovah, adventistes du septième jour... Armée céleste au culte autoproclamé. Leur boulot : faire y croire. En ce culte de la résignation totale. En l'émotion après avoir détruit toute réflexion. Pour y croire, à Haïti, y'a plus que ça.

Et en Côte d'Ivoire, avec qui y croire ?
Bien sûr, le peuple veut y croire. Un nouveau président, un nouveau pays, un nouveau départ...
Alors Ouattara ? Celui qui fut directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI) et qui, ensuite, une fois premier ministre sous Houphouët-Boigny dans les années 1990, applica la recette escroquerie libérale du FMI, les fameux plans d'ajustement structurel à base de privatisations, de libre-échange, de destruction des services publics, etc. Les Ivoiriens n'ont pas du tout apprécié la potion.
Alors Gbagbo ? Celui qui prétend libérer le pays de l'emprise française post-coloniale mais qui, au pouvoir en 2003, concèda le port autonome d'Abidjan à Vincent Bolloré, ce même Bolloré qu'il nomma commandeur de l'ordre national ivoirien, qui organise des concerts avec le groupe Orange ou qui se lie avec Robert Bourgi le conseiller discret de Sarkozy pour la Françafrique...
Franchement, comment y croire ?
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