Grenelle, Raphaël, Ouganda

- Le Grenelle de l'environnement était une arnaque, une entourloupe par un président et un gouvernement qui n'en ont rien à foutre de l'écologie. Mais alors, au-delà de la communication genre "j'aime dame nature la preuve", pourquoi au fond cette grand-messe camouflée de vert ? Des éléments de réponse aux détours des déclarations des uns et des autres : sur le site officiel de l'Elysée, en novembre 2008, cet aveu "on a marginalisé en vérité les mouvements extrémistes verts qui ont de moins en moins d'importance." OK, alors le Grenelle de la nature permettait de foutre un coup dans la gueule des Amis de la Terre et autres Greenpeace. Et puis cet autre aveu de Alain Minc en septembre 2008, celui qui murmure à l'oreille de Sarkozy, sur France Inter, disait "Le Grenelle de l'environnement a permis, en contrepartie des mesures pro-environnement, de valider le choix collectif en faveur du nucléaire." Rendre le nucléaire écolo et alternatif, chapeau bas ! Merci le Grenelle de l'environnement et honte à ceux qui y participaient avec de sincères bonnes intentions pour la planète, vous vous êtes fait bien enflés.
- Raphaël, le révolté du Top 50, a peur de froisser quelqu'un dans ses (rares et timides) prises de positions de ses chansons les plus revendicatrices. Ainsi, au Fou du Roi sur France Inter, le chanteur parlant de sa chanson "brûlot", "le Patriote" dans son dernier album puis de "Dharma Hôtel" sur le même disque, où il met l'accent sur le contraste en Inde de milliardaires dans un Hilton contemplant des milliers de misérables dans le Gange, bref le chanteur "engagé" s'empresse de dire avant toute chose, qu'il ne voulait à aucun moment dire que les riches étaient responsables de la condition des misérables... Quel courage ! Peur de froisser la haute bourgeoisie peut-être ? Que Raphaël médite quelques heures sur cette belle déclaration d'un illustre Indien, justement :"Il y a assez de tout dans ce monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité." C'était Gandhi et lui allait au bout de ces accusations sans se décourager lâchement à mi-chemin.
- En Ouganda, des fondamentalistes, des fous de Dieu, puissants, élus ou prêtres, des USA utilisent le pays africain comme un laboratoire d'application de leurs idées. Ainsi en est-il de l'éradication de l'homosexualité. Pour ce faire, depuis novembre 2009 en Ouganda un projet de loi est prévu. Le plus petit délit serait alors la non-dénonciation d'un homosexuel sanctionnée par 3 ans de prison et le pire, l'homosexualité aggravée, carrément la peine capitale. Voilà une idée claire de cette théocratie fondamentaliste que pourrait devenir, pourquoi pas, les States avec les barges du Tea party, ces conservateurs extrémistes de Jesus, qui ont le vent en poupe en ce moment. En tous cas, en Ouganda, bientôt, si on n'y prend garde une Love Parade se dira plutôt une procession funéraire...
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