FMI, Hortefeux, manif

Le Fonds monétaire International (FMI) et l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) ont fait leur calcul savant avec les meilleurs des meilleurs, la crème de la crème des spécialistes. D'où bilan et conclusion pas top. En fait, les plans de rigueur dans tous les pays qui se sentent obligés de le faire suite à des déficits publics colossaux, dûs à de multiples cadeaux fiscaux sur une décennie, accentués par la crise économico-financière mondiale, et puisque selon leur logiciel intellectuel néo-libéral les dirigeants ne connaissent que cette solution, bref, plan de rigueur donc. Destruction des aides, des redistributions de richesses, de bourses, de droits pour tous, etc... Dans tous les pays en même temps, des vaches maigres pour tous car tout le monde va mal et tout le monde doit se serrer la ceinture, doit en payer le prix (même si les véritables responsables directs continuent à toucher bonus sur bonus et à spéculer sur les matières premières des pays pauvres...). Evidemment, ce que beaucoup avait compris depuis le début est annoncé par les "cerveaux" à présent, ça va être le ralentissement en longueur pour tous et pour un bon moment. Ben oui, évident, si tous les pays ne consomment plus, la production va accuser le coup, les services aussi. Alors scoop FMI/OCDE, la relance, ça peut pas marcher en fait si on fait tous la même chose... Et les taux de croissance ne pèteront pas au-dessus du 2%. Et le chômage va rester énorme. Non, sans blague ?
Diversion. Brice Hortefeux, jeudi 4 sur France 2, menaçant, flippant. Il prévient. L'un des colis piègés du Yémen, selon le premier flic de France, a été intercepté 17 minutes avant d'exploser. A la John McClane. A la Jack Bauer. The Guardian, papelard british, intrigué contacte les responsables de l'enquête. Médiatiquement, cette histoire des "17 minutes de l'horreur" peut faire le buzz... Hélas, jamais entendu parler des minutes fatidiques. Chez les enquêteurs, ils n'y a pas eu de 17 minutes chrono. Hortefeux nous raconte-t-il ses rêves et ses fantasmes voire ses parties de folies avec ses figurines G.I.Joe ? Ou cherche-t-il à réinstaller un bon vieux climat de peur bien comme il faut pour gouverner plus tranquillement ?
Samedi 6 novembre après-midi dans la manif. Trempés jusqu'aux os. On est moins, c'est vrai. Peut-être que ce moins de monde et les intempéries nous soudent plus. On sent une union. Tous unis face aux éléments, qu'ils soient de la nature ou du gouvernement. Le lendemain, Ouest-France titre "La rue en décrue". J'imagine le brainstorming dans la rédaction pou trouver ce titre prodigieux. Ouah ! le jeu de mots qui tue. Quelle finesse ! Quelle génie ! A aucun moment, le journal régional ne rend compte du courage, de l'abnégation, de la conviction qu'il aura fallu à ces 20 000 personnes pour manifester sous des cordeS. Comme cette fanfare de tout jeunes, bluffante comme tout, jouant en défilant, sous la pluie dans une composition originale (accordéon, clarinettes, banjo, grosse caisse, trombone, etc.). Et ils assuraient et les applaudir à tout rompre paraissait justifier et nous réchauffait les menottes. La rue, toujours là, même sous une crue...
Commentaires