Du chômage au bordel

Les chômeurs sont la preuve vivante de l'échec du capitalisme mondialisé, de la loi du marché capable de tout régulé par une main invisible. Alors, les cerveaux ultra-libéraux ont changé l'image du sans-emploi. Il est coupable de son malheur, parce qu'il est con ou paresseux. Du coup, cette idée étant devenue la norme dans les médias, on passe à un nouveau traitement du problème du chômage : l'activation ! On pousse le chômeur à se remettre au travail, quitte à lui mettre le couteau sous la gorge. Les allocations sont de plus en plus dégressives vers le plus rien, et les annonces ne peuvent plus être refusées au bout d'un certain nombre. Au Danemark, où, suite à la crise le chômage a fait un bond, on a développé en grand le programme d'activation quitte à ce que ça devienne du grand n'importe quoi : une demandeuse d'emploi s'est vu imposée un boulot dans un bordel, une maison close, pour se former au massage et à la reflexothérapie...
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