Chapitre 7 : L'arsenal
L'arme n'est que l'outil. Mais sa puissance de souffrance et de mort condamne toute colère, toute méprise, toute erreur au pire des actes humains. Il peut paraître étrange de continuer la série sur les menaces pesant sur l'environnement en abordant les armes qui constituent l'arsenal de l'humanité. Pourtant il s'agit bien d'une pollution de la nature dont l'humanité fait partie. Des hommes qui en sont pleinement responsables. Des mines antipersonnel aux armes chimiques et biologiques, des armes légères jusqu'à l'ultime menace de la planète : la bombe nucléaire. Les menaces sont terribles et permanentes. Des moyens pour les combattre existent même si c'est seulement par une signature (électronique), un email, un soutien. Commençons par la menace apocalyptique nucléaire.
L'arme nucléaire, une possibilité de destruction totale, la puissance la plus incroyable inventée par l'homme, moyen de dissuasion sur le grand échiquier diplomatique. Officiellement dans le club des détenteurs, le club des cinq : USA, Russie, Chine, France, Royaume-Uni. Des joyeux compagnons qui pour leur joujou de dissuasion, comme ils disent, ont effectué 2 000 tests depuis 1945 (530 dans l'atmosphère ou sous l'eau et le reste sous terre) à part les Américains qui, en prime, ont atomisé Hiroshima et Nagasaki. Depuis 1998, on sait que l'Inde et le Pakistan a rejoints le groupe VIP, ce qui est réconfortant lorsque l'on sait ô combien ils s'adorent. Et n'oublions pas Israël qui a commencé son programme dans le secret dès 1957 et dont la détention de la Bombe n'est plus qu'un secret de polichinelle. On ne sait toujours pas vraiment où en sont l'Iran et la Corée du Nord, ce qui apportent tout autant de « réconfort » pour la paix dans le monde.

Essai nucléaire français à Mururoa en 1971
Pourtant une autorité internationale est chargée de surveiller cette course à la bombe. C'est l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) mais elle collectionne les fours cuisants et ne parvient pas à convaincre ni les pays à ne pas dévolopper la Bombe, ni à rassurer par ses inspections de pays suspects. Or, sur cette dernière mission, elle a le plus souvent raison (cf. Irak). En fait depuis 1970, est en vigueur le Traite de non-prolifération (TNP) et c'est cette exigence pacifique de réduction des bombes nucléaires que l'AIEA cherche à faire progresser. Mais cette agence ne semble pas assez indépendante pour ce faire. Sous influence des USA, elle enquête sur des pays bien ciblés (Irak, Iran, Corée du Nord) tout en négligeant d'autres (Inde, Pakistan, Israël) comme cette lettre du 9 septembre 2009, envoyée à l'AIEA par le pouvoir israélien mettant la pression pour que ne soit pas évoquée officiellement la "capacité nucléaire israélienne" lors d'une réunion, l'atteste.
Les chiffres bruts sont parlants. En pleine guerre froide, en 1985, il y avait plus de 70 000 ogives nucléaires. En 2005, il n'y en avait plus que 17 000 environs. Les signataires au TNP n’appliquent pas complètement les engagements selon leur politique de défense nationale. Au fil des changements dans les textes, des avancées et des reculs des gouvernements, tout progresse ou regresse. Pour un suivi complet et réactualisé, on peut consulter les fiches individuelles mises à jour à cette adresse Web.
Bref des stratégies pleines d’hypocrisie et de trucages pour devenir un pays du peloton de tête dans la possession de l’arme ultime et pouvoir peser et dissuader sur l’échiquier mondial, voilà le plan de la plupart des dirigeants malgré la grosse majorité des peuples massivement pour un désarmement nucléaire...
Les armes biologiques et chimiques sont aussi un gros morceau d’atroce dans l'arsenal de notre humanité. Chez les premières, on trouve des agents biologiques de type bactéries, virus, toxines, etc. Utilisés comme des armes. L’un des plus célèbres est l’anthrax (créé en 1940 par les Anglais) mais dans cette catégorie on peut imaginer un virus Ebola ou de fièvre jaune comme arme de destruction massive (ADM). Chez les secondes, on les trouve classées selon leurs effets ce qui glacent les sangs : les hémotoxiques, les suffocants, les neurotoxiques, les vésicants, etc. En 1915, les Allemands lancèrent la technique en balançant sur les Français du chlore avec succès dans la bataille. Depuis on connait de réputation le gaz moutarde, le phosgène ou encore le sarin... Afin de lutter pour l’éradication de ces armes terribles qui, suite au massacre des Kurdes avec des gaz par l’Irak de Saddam Hussein en 1988, a vu des pays comme l’Iran, la Syrie et Israël s’en doter, on met en place une Convention. D’abord en vigueur en 1972 et remise en place en 1993, elle peine à s’imposer surtout quand un pays majeur comme les USA ne joue pas le jeu et même sabote les progrès. De plus, combien de ces armes affreuses sont en circulation dans le monde, on peut imaginer le pire quand on sait qu’à la chute de l’URSS, la Russie possédait les ¾ du stock mondial soit 40 000 tonnes qu’elle a en suite vendu officiellement et même par contrebande. Pour connaitre le texte de la Convention et le suivi des pays qui le respectent en partie ou totalement au 21 octobre 2009.
Et l’adresse du groupe d’Australie chargé d’inspecter et lutter pour le respect de cette même Convention.

Premières armes chimiques en 14-18
Une autre pollution massive : les armes légères. Des centaines de millions d’armes à feu pullulent dans le monde. Pas loin du milliard. Entre 1990 et 1999, l’arme légère est la cause de 4 millions de morts environ. La vente d’armes se portent bien et de mieux en mieux. Pas mal de pays se décomplexent dans nos temps troubles dans des budgets de défense qui gonflent à commencer par la France avec son président également représentant des produits des vendeurs de canons de l’hexagone (Dassault, Lagardère, etc.). La vente d’armes, c’est un réseau énorme, une toile mondiale sans aucun moyen de contrôle. Le film “Lord of war” est un quasi-documentaire qui n’exagèrent pratiquement pas les rouages de la vente clandestine, avec complicité des Etats, d’armes en tout genre. Car les “modèles-vedettes” les plus utilisés ont leur nationalité bien connue : M16 (USA), FAL (Belgique), GS (Allemagne), AK47 (Russie), Uzi (Israël) ou le MP5 (Royaume-Uni). Alors comment se fait-il que l’on retrouve ces armes si prisée dans tous les conflits de la planète ? Prenons le MP5 britannique. C’est cette arme qui fut utilisée dans les massacres en ex-Yougoslavie et également dans les massacres dans le Timor-Oriental par les Indonésiens... En fait les industriels vendent carrément la licence de fabrication à des pays moins regardant sur les ventes et ainsi le MP5 de Heckler & Koch devient l’équipement approprié de tout bon “épurateur”...

Le MP5 de H&K
Tout ceci combiné à une vente d’armes officielle qui marche très bien ces temp-ci. Notamment avec tous les pays de l’Est. Puisque, le saviez-vous, ces pays qui signent dans la zone Union Européenne ou à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), et ils ont été nombreux ces dernières années, se doivent de se plier à un arsenal conforme aux textes et nouveaux alliés. Ainsi ces pays de l’Est refourguent leur anciennes armes du temps soviétique à des pays pauvres en guerre puis rachètent des armes “conformes” neuves et modernes aux pays occidentaux. On comprend que les nouvelles adhésions soient accompagnées d’autant d’enthousiasme...
Pour une réglementation il existe une instance depuis 1996: l’Arrangement de Wassenaar
Mais toute tentative de contrôle semble vaine ou peut-être manque-t-elle de réelle volonté. Amnesty tente, de son côté avec d’autres associations, d’agir face à ce problème de taille gigantesque de ces pays pauvres où l’on fabrique les armes à feu artisanalement jusqu’au pays le plus riche, les USA, où le fait d’être armé est culturel et intouchable... La campagne est ambitieuse et originale, une pétition mondiale avec photographie.
N’oublions pas les mines antipersonnel, autre atrocité, autre pollution belle et bien aveugle, l’arme piège inhumaine. Des zones entières recouvertes de mines où des civils retournent vivre malgré le danger, contraint par la survie. Les déminages ne sont pas faits, ils valent une fortune que ne peuvent se permettre les pays pauvres où elles ont toujours été disséminées. Le travail sur le terrain d’organisations comme Handicap International est essentiel mais elles ne peuvent résoudre le problème. Une campagne sur cette cause là aussi a été lancée par Human Rights Watch, un système de email préécrit pour le président Obama car les USA sont bien souvent coupables de ces terrains minés.
Ce n'est qu'un court panorama de "l'arsenal". Il reste aussi les véhicules de guerre, les canons, les missiles, etc. Le combat à l'échelle mondiale est mené par l'Institut des Nations Unies pour la recherche et le désarmement (UNIDIR) et le site réunit toutes sortes d'infos sur le sujet. Sa dernière publication datant de juin 2009 concerne cette pollution de l'armement qui s'étend jusqu'à l'espace au-delà de notre atmosphère.
Une réalité hallucinante dont l'actualité se fait l'écho avec ce satellite militaire qui ne devrait plus tarder à être envoyé depuis Kourou en Guyane.
Sur le site de l'UNIDIR, en surfant, je suis tombé sur cet article théorisant l'honorable et indispensable mission de faire comprendre aux enfants le pacifisme, le rejet du bellicisme et ainsi le désarmement du monde. L'auteur en vient très vite à des règles élémentaires pour les cours de récré et les terrains de jeux.
J'aimerais conclure en reprenant ces règles évidentes pour les enfants et qui devraient l'être tout autant pour notre monde :
Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent.
Partage.
Tiens tes promesses.
Ne brutalise pas les autres.
Ne mens pas.
La raison du plus fort n'est pas toujours la meilleure.
En reprenant les dernières infos du monde, on comprend qu'on en est loin. "Guerres préventives", "néolibéralisme ultra-individualiste", "conventions et traités bafoués", "tortures", "ADM introuvables", "unilatéralisme"... Toutes les 6 petites règles des bacs à sable sont ignorées, foulées, piétinées par le monde des grands. Et si on croit tout de même en elles chez les adultes, on est un "utopiste", un "ultra-gauchiste", un "altermondialiste de tapette", un "idéaliste faisant le jeu des terroristes", un "populiste démago", etc.
Peut-être que tous les dirigeants de ce monde pourraient revenir dans le bac à sable pour prendre une bonne leçon puis tenter de vider l'arsenal. Quel incorrigible rêveur je fais.
Tant pis...
L'arme nucléaire, une possibilité de destruction totale, la puissance la plus incroyable inventée par l'homme, moyen de dissuasion sur le grand échiquier diplomatique. Officiellement dans le club des détenteurs, le club des cinq : USA, Russie, Chine, France, Royaume-Uni. Des joyeux compagnons qui pour leur joujou de dissuasion, comme ils disent, ont effectué 2 000 tests depuis 1945 (530 dans l'atmosphère ou sous l'eau et le reste sous terre) à part les Américains qui, en prime, ont atomisé Hiroshima et Nagasaki. Depuis 1998, on sait que l'Inde et le Pakistan a rejoints le groupe VIP, ce qui est réconfortant lorsque l'on sait ô combien ils s'adorent. Et n'oublions pas Israël qui a commencé son programme dans le secret dès 1957 et dont la détention de la Bombe n'est plus qu'un secret de polichinelle. On ne sait toujours pas vraiment où en sont l'Iran et la Corée du Nord, ce qui apportent tout autant de « réconfort » pour la paix dans le monde.

Essai nucléaire français à Mururoa en 1971
Pourtant une autorité internationale est chargée de surveiller cette course à la bombe. C'est l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) mais elle collectionne les fours cuisants et ne parvient pas à convaincre ni les pays à ne pas dévolopper la Bombe, ni à rassurer par ses inspections de pays suspects. Or, sur cette dernière mission, elle a le plus souvent raison (cf. Irak). En fait depuis 1970, est en vigueur le Traite de non-prolifération (TNP) et c'est cette exigence pacifique de réduction des bombes nucléaires que l'AIEA cherche à faire progresser. Mais cette agence ne semble pas assez indépendante pour ce faire. Sous influence des USA, elle enquête sur des pays bien ciblés (Irak, Iran, Corée du Nord) tout en négligeant d'autres (Inde, Pakistan, Israël) comme cette lettre du 9 septembre 2009, envoyée à l'AIEA par le pouvoir israélien mettant la pression pour que ne soit pas évoquée officiellement la "capacité nucléaire israélienne" lors d'une réunion, l'atteste.
Les chiffres bruts sont parlants. En pleine guerre froide, en 1985, il y avait plus de 70 000 ogives nucléaires. En 2005, il n'y en avait plus que 17 000 environs. Les signataires au TNP n’appliquent pas complètement les engagements selon leur politique de défense nationale. Au fil des changements dans les textes, des avancées et des reculs des gouvernements, tout progresse ou regresse. Pour un suivi complet et réactualisé, on peut consulter les fiches individuelles mises à jour à cette adresse Web.
Bref des stratégies pleines d’hypocrisie et de trucages pour devenir un pays du peloton de tête dans la possession de l’arme ultime et pouvoir peser et dissuader sur l’échiquier mondial, voilà le plan de la plupart des dirigeants malgré la grosse majorité des peuples massivement pour un désarmement nucléaire...
Les armes biologiques et chimiques sont aussi un gros morceau d’atroce dans l'arsenal de notre humanité. Chez les premières, on trouve des agents biologiques de type bactéries, virus, toxines, etc. Utilisés comme des armes. L’un des plus célèbres est l’anthrax (créé en 1940 par les Anglais) mais dans cette catégorie on peut imaginer un virus Ebola ou de fièvre jaune comme arme de destruction massive (ADM). Chez les secondes, on les trouve classées selon leurs effets ce qui glacent les sangs : les hémotoxiques, les suffocants, les neurotoxiques, les vésicants, etc. En 1915, les Allemands lancèrent la technique en balançant sur les Français du chlore avec succès dans la bataille. Depuis on connait de réputation le gaz moutarde, le phosgène ou encore le sarin... Afin de lutter pour l’éradication de ces armes terribles qui, suite au massacre des Kurdes avec des gaz par l’Irak de Saddam Hussein en 1988, a vu des pays comme l’Iran, la Syrie et Israël s’en doter, on met en place une Convention. D’abord en vigueur en 1972 et remise en place en 1993, elle peine à s’imposer surtout quand un pays majeur comme les USA ne joue pas le jeu et même sabote les progrès. De plus, combien de ces armes affreuses sont en circulation dans le monde, on peut imaginer le pire quand on sait qu’à la chute de l’URSS, la Russie possédait les ¾ du stock mondial soit 40 000 tonnes qu’elle a en suite vendu officiellement et même par contrebande. Pour connaitre le texte de la Convention et le suivi des pays qui le respectent en partie ou totalement au 21 octobre 2009.
Et l’adresse du groupe d’Australie chargé d’inspecter et lutter pour le respect de cette même Convention.

Premières armes chimiques en 14-18
Une autre pollution massive : les armes légères. Des centaines de millions d’armes à feu pullulent dans le monde. Pas loin du milliard. Entre 1990 et 1999, l’arme légère est la cause de 4 millions de morts environ. La vente d’armes se portent bien et de mieux en mieux. Pas mal de pays se décomplexent dans nos temps troubles dans des budgets de défense qui gonflent à commencer par la France avec son président également représentant des produits des vendeurs de canons de l’hexagone (Dassault, Lagardère, etc.). La vente d’armes, c’est un réseau énorme, une toile mondiale sans aucun moyen de contrôle. Le film “Lord of war” est un quasi-documentaire qui n’exagèrent pratiquement pas les rouages de la vente clandestine, avec complicité des Etats, d’armes en tout genre. Car les “modèles-vedettes” les plus utilisés ont leur nationalité bien connue : M16 (USA), FAL (Belgique), GS (Allemagne), AK47 (Russie), Uzi (Israël) ou le MP5 (Royaume-Uni). Alors comment se fait-il que l’on retrouve ces armes si prisée dans tous les conflits de la planète ? Prenons le MP5 britannique. C’est cette arme qui fut utilisée dans les massacres en ex-Yougoslavie et également dans les massacres dans le Timor-Oriental par les Indonésiens... En fait les industriels vendent carrément la licence de fabrication à des pays moins regardant sur les ventes et ainsi le MP5 de Heckler & Koch devient l’équipement approprié de tout bon “épurateur”...

Le MP5 de H&K
Tout ceci combiné à une vente d’armes officielle qui marche très bien ces temp-ci. Notamment avec tous les pays de l’Est. Puisque, le saviez-vous, ces pays qui signent dans la zone Union Européenne ou à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), et ils ont été nombreux ces dernières années, se doivent de se plier à un arsenal conforme aux textes et nouveaux alliés. Ainsi ces pays de l’Est refourguent leur anciennes armes du temps soviétique à des pays pauvres en guerre puis rachètent des armes “conformes” neuves et modernes aux pays occidentaux. On comprend que les nouvelles adhésions soient accompagnées d’autant d’enthousiasme...
Pour une réglementation il existe une instance depuis 1996: l’Arrangement de Wassenaar
Mais toute tentative de contrôle semble vaine ou peut-être manque-t-elle de réelle volonté. Amnesty tente, de son côté avec d’autres associations, d’agir face à ce problème de taille gigantesque de ces pays pauvres où l’on fabrique les armes à feu artisanalement jusqu’au pays le plus riche, les USA, où le fait d’être armé est culturel et intouchable... La campagne est ambitieuse et originale, une pétition mondiale avec photographie.
N’oublions pas les mines antipersonnel, autre atrocité, autre pollution belle et bien aveugle, l’arme piège inhumaine. Des zones entières recouvertes de mines où des civils retournent vivre malgré le danger, contraint par la survie. Les déminages ne sont pas faits, ils valent une fortune que ne peuvent se permettre les pays pauvres où elles ont toujours été disséminées. Le travail sur le terrain d’organisations comme Handicap International est essentiel mais elles ne peuvent résoudre le problème. Une campagne sur cette cause là aussi a été lancée par Human Rights Watch, un système de email préécrit pour le président Obama car les USA sont bien souvent coupables de ces terrains minés.
Ce n'est qu'un court panorama de "l'arsenal". Il reste aussi les véhicules de guerre, les canons, les missiles, etc. Le combat à l'échelle mondiale est mené par l'Institut des Nations Unies pour la recherche et le désarmement (UNIDIR) et le site réunit toutes sortes d'infos sur le sujet. Sa dernière publication datant de juin 2009 concerne cette pollution de l'armement qui s'étend jusqu'à l'espace au-delà de notre atmosphère.
Une réalité hallucinante dont l'actualité se fait l'écho avec ce satellite militaire qui ne devrait plus tarder à être envoyé depuis Kourou en Guyane.
Sur le site de l'UNIDIR, en surfant, je suis tombé sur cet article théorisant l'honorable et indispensable mission de faire comprendre aux enfants le pacifisme, le rejet du bellicisme et ainsi le désarmement du monde. L'auteur en vient très vite à des règles élémentaires pour les cours de récré et les terrains de jeux.
J'aimerais conclure en reprenant ces règles évidentes pour les enfants et qui devraient l'être tout autant pour notre monde :
Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent.
Partage.
Tiens tes promesses.
Ne brutalise pas les autres.
Ne mens pas.
La raison du plus fort n'est pas toujours la meilleure.
En reprenant les dernières infos du monde, on comprend qu'on en est loin. "Guerres préventives", "néolibéralisme ultra-individualiste", "conventions et traités bafoués", "tortures", "ADM introuvables", "unilatéralisme"... Toutes les 6 petites règles des bacs à sable sont ignorées, foulées, piétinées par le monde des grands. Et si on croit tout de même en elles chez les adultes, on est un "utopiste", un "ultra-gauchiste", un "altermondialiste de tapette", un "idéaliste faisant le jeu des terroristes", un "populiste démago", etc.
Peut-être que tous les dirigeants de ce monde pourraient revenir dans le bac à sable pour prendre une bonne leçon puis tenter de vider l'arsenal. Quel incorrigible rêveur je fais.
Tant pis...
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