Portrait au chatardland : Robert Mugabe
Le président du Zimbabwe l’a dit et même clamé au monde entier : « Je ne me rendrais jamais et ce pays m’appartient » . Dans le genre mégalo au plus haut point, il faut tout de même le faire. Comment un homme peut-il encore se croire propriétaire d’un pays qu’il détruit, qu’il pille, qu’il affame depuis presque 30 ans de nos jours ? Retraçons donc l’itinéraire de M. Mugabe… Il est né en 1924 à Zimba et fait partie de l’ethnie dominante shona du pays, à l’époque colonie britannique, la Rhodésie du Sud. D’où sa réputation d’homme du peuple. Champion des diplômes académiques (sept en tout), Robert est cultivé et fait partie du coup d’une certaine élite intellectuelle africaine. Il se dit lui-même diplômé en violence car il devient guérillero luttant pour l’indépendance de son pays parmi les combattants d’extrême gauche. Au sein du ZANU (Union Nationale Africaine du Zimbabwe), parti à branche militaire dans les années 1960, qui se réclame du marxisme-léninisme, Mugabe se fait sa place et ...