Articles

Affichage des articles du novembre, 2008

Ca vous rappelle pas une autre époque?...

Image
A l'approche des fêtes de fin d'année et des repas en famille, Chatardland vous conseille d'égayer vos dîners par quelques mots-clés qui feront la joie dans les discussions. Non, ce n'est pas une idée-déco à la Damidot ni un conseil psy du dernier Cosmo. En fait, il y a des mots en société qui, je pense, sont devenus censurés sous peine de voir les débats tendus mal se finir, voire des brouilles parfois très longues. Bien sûr, il y a le classique « peine de mort » avec les arguments tout faits et sans reflexion « je suis pour mais pour les crimes affreux et pédophiles ». Il y a le dorénavant fatal « Nicolas Sarkozy » où celui qui a voté pour le Kid UMP l'avouera tardivement mais avec beaucoup d'éclats de voix comme un coming out improvisé... Mais l'un des plus dérangeants, gênants, et surtout explosifs reste le mot « immigration ». Alors là, les arguments tout faits (qu'on entendait seulement dans la bouche de Le Pen il y a quelques années) finissent par...

Le PS, du col Mao au Rotary

Image
Je suis un peu pur produit des années socialistes, des années Mitterrand. Mon éveil à la vie politique, aux idées à travers ces deux septennats dans les années 1980. Je prenais fait et cause pour le PS dans les discussions animées. J'avais même défendu le « oui » pour le traité de Maastricht, n'y comprenant rien aux détails de ce texte, mais prenant le combat à bras le corps dans le collège comme une lutte pour une Europe moins raciste, plus unie, alors que je ne votais pas. Mais aujourd'hui, je ne pourrais plus déposer une enveloppe pour le PS dans l'urne. Après moult documentation de cette période, je sais la trahison, le vrai visage du premier parti de gauche de France. Je connais bien cette histoire de ce virage à 180° dès l'année 1983 vers une politique libérale, antisociale. Et puis après de nombreuses lectures historiques, je sais que ce parti socialiste même dans ses anciens noms (SFIO, etc.) a toujours eu cette tendance à ne pas respecter ses engagements, à...

Bouddhisme, Zen et nombril...

Image
« Ce que le bouddhisme peut apporter aux managers » . Non mais c'est quoi exactement que ce délire? Des managers bouddhistes? Vraiment, la spiritualité hédoniste new-wave recyclée de Bouddha-Zen fait encore des ravages. Ce qui fait mal, c'est de voir cette spiritualité se perdre suite aux récupérations de l'Occident-commercialo-marketing. Lavage, essorage, nettoyage à sec... Maintenant, le bouddhisme peut apporter aux managers. C'est en fait le titre d'un bouquin qui vient de sortir chez Vuibert éditions. Evidemment ça surfe sur les effets de la crise financière pour vendre par tous les moyens, car dans toutes crises il y a toujours des profiteurs. Là c'est le bouquin qui sauvera les managers stressés, démolis, désespérés, au bord du grand saut (voilà un film à revoir en ce moment, « Le Grand Saut » des frères Coen...) en leur apportant la lumière bouddhique. Mais, que les thuriféraires du grand marché se rassurent, pas de remise en cause de la sacro-sainte loi...

Dernières lectures oct 2008

Image
Du roman anglais tout d'abord. Un régal de lire « Les Passagers Anglais » de Matthew Kneale chez Belfond (et chez Poche depuis peu). Roman d'aventures, de voyage, de traversée maritime, de découverte du sauvage mais avec un oeil moderne et plein d'humour souvent bien noir... Le bouquin évoque la colonisation et tout spécialement le génocide du peuple de Tasmanie. Sous un prétexte du délire biblique d'un homme d'église persuadé que le vrai jardin d'Eden se trouve en Tasmanie, une équipée est lancée pour explorer ces terres encore sauvages, malgré la présence des colons anglais et des bagnards rejetés par l'Europe, au début 19ème. Une narration à plusieurs mains donne du rythme et accroche la lecture, entre le journal du prêtre évangélisateur du sauvage, l'analyse scientifique et abrégée du médecin obsédé par le classement des races ou encore le journal de bord du capitaine contrebandier dans l'aventure malgré lui. On décolle pas du bouquin, on se mar...